À Bruxelles, une question adressée au président de la Refondation Michaël Randrianirina a replacé le vote des Malagasy vivant à l’étranger au centre du débat. Sa réponse a insisté sur la sécurité, le contrôle et l’identification biométrique des électeurs. Des préoccupations légitimes, mais déjà étudiées depuis plusieurs années par l’État et la CENI. Alors que Madagascar réforme son système électoral et déploie « Izaho Tokana », qu’est-ce qui manque encore pour passer de la réflexion à l’application ?
Rentrée politique à Madagascar : la bataille des règles avant les urnes
À Madagascar, la rentrée politique de septembre 2026 se joue en grande partie au Palais d’État d’Iavoloha. Partis, plateformes politiques et différentes composantes de la société y sont successivement reçus autour d’un sujet central : la préparation des prochaines élections. Mais derrière la question du calendrier électoral se dessine un débat beaucoup plus profond : avec quelles règles, quelles institutions et quelles garanties Madagascar organisera-t-il les prochains scrutins ?
Fédéralisme, Constituante, dissolution : est-ce vraiment la priorité de la jeunesse malgache ?
La résolution officielle de la Concertation nationale des jeunes du 1er août 2026 commence par proposer un choix entre État unitaire et État fédéral, puis réclame la dissolution de l’Assemblée nationale et la réforme du système électoral. Une hiérarchie qui tranche brutalement avec ce que révèlent les grandes enquêtes internationales, africaines et malgaches sur les aspirations de la jeunesse : emploi, éducation, autonomie économique, sécurité, santé et capacité à construire sa vie. Faute de méthode publiée, de données accessibles et de traçabilité des consultations régionales, le doute est légitime : a-t-on recueilli la parole des jeunes ou leur a-t-on demandé d’endosser un agenda politique déjà défini ?
Madagascar : de “Jeneraly Bomba” à “Jeneraly Drone”, le cycle inquiétant des transitions sans refondation
Il y a des événements qui, au-delà de leur gravité immédiate, réveillent une mémoire politique. Les tirs entendus à Ivandry, après l’apparition supposée de drones autour du cortège présidentiel du PRRM Michaël Randrianirina, ne peuvent être analysés comme un simple fait divers sécuritaire. Ils s’inscrivent dans une histoire plus longue : celle des transitions malgaches nées de ruptures institutionnelles, de promesses de refondation, de récits de menace, puis trop souvent d’un retour aux mêmes pratiques politiques.
26 juin : Madagascar célèbre le retour à l’indépendance, mais cherche encore sa souveraineté
Le 26 juin 2026 aura offert à l’Afrique deux images politiques presque opposées, mais profondément liées.
Concertation nationale à Madagascar : le report de trop pour la Refondation ?
De source sûre, la Concertation nationale est une fois de plus reportée.
Selon une correspondance interne ministérielle datée du 1er juin 2026, émanant du Ministère en charge de la Refondation, la cérémonie de lancement officiel de la Concertation nationale, initialement prévue le 3 juin 2026, a été annulée. Le document évoque une “réorganisation du processus de dialogues” et la nécessité d’ajuster la méthode et le calendrier avec le FFKM, afin de garantir une démarche plus inclusive et mieux coordonnée.
Refondation à Madagascar : transparence, HCC et continuité du système politique
Refondation à Madagascar : le vieux système est-il vraiment en train de se réformer ?
Deux informations révélatrices
Concertation nationale à Madagascar : le report discret qui révèle le malaise de la Refondation
Concertation nationale : le report discret qui révèle le malaise de la Refondation
La concertation nationale devait être l’un des premiers grands rendez-vous politiques de la Refondation. Elle devait marquer une rupture, ouvrir une nouvelle séquence, donner la parole aux citoyens, remettre le peuple malagasy au centre du débat institutionnel et préparer, avec méthode, les bases d’une nouvelle République.
Madagascar : protéger la souveraineté des données sur le sous-sol et les ressources naturelles
Madagascar : les richesses du sous-sol ne suffisent pas, il faut aussi protéger la souveraineté des données
Cartographier Madagascar, oui. Confisquer les données du peuple malagasy, non.
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