🔎 Source : publication de Vaovao 24-7
Cette semaine, une délégation de la SADC est en mission à Madagascar.
Dans ce cadre, plusieurs rencontres ont été menées avec des responsables politiques et institutionnels.
📌 Un fait interroge cependant :
des représentants de la jeunesse organisée – réunissant Gen Z, Gen Y et autres mouvements citoyens – ont tenté d’obtenir une rencontre officielle, sans succès, malgré une mobilisation pacifique devant le Lapan’i Tsimbazaza.
Leur demande portait notamment sur :
- un échange direct avec la SADC,
- la question de la légitimité institutionnelle,
- et l’exigence d’une refondation politique réelle, conforme aux aspirations exprimées dans la rue et dans la société.
🧭 Cette situation soulève une question de fond : peut-on prétendre analyser, stabiliser ou accompagner un pays en crise sans écouter sa jeunesse ?
La jeunesse malgache n’est ni un simple groupe d’humeur, ni un décor démocratique.
Elle est :
- connectée,
- politisée,
- consciente des impasses actuelles,
- et surtout porteuse d’une exigence de rupture avec les logiques de reproduction du pouvoir.
⚠️ Ignorer cette voix n’est pas un détail protocolaire.
C’est un signal politique, qui peut être perçu comme :
- un attachement excessif aux schémas institutionnels classiques,
- une crainte du précédent que représenterait une reconnaissance formelle des mouvements citoyens,
- ou une volonté de privilégier la stabilité apparente au détriment du débat de fond.
🌍 Or, l’avenir de Madagascar – comme celui de l’Afrique – ne se construira pas uniquement dans les palais, ni entre acteurs déjà installés.
Il se construira avec sa jeunesse, ou il se construira mal.
👉 Écouter ne signifie pas valider.
👉 Dialoguer ne signifie pas céder.
Mais exclure durablement, c’est nourrir la fracture.
Un constat qui mérite réflexion, au-delà des postures et des émotions.