Réunion entre entrepreneurs africains et français illustrant la question des investissements et des partenariats économiques en Afrique

Investissements français en Afrique : qui a vraiment faim ? Regard critique depuis le continent africain

La récente déclaration du président français évoquant le retour en Afrique d’entreprises françaises « qui ont faim » mérite qu’on s’y arrête — non pour polémiquer, mais pour prendre du recul.

Vue depuis l’Afrique, cette volonté politique peut être interprétée de plusieurs manières.

🔹 D’abord, comme une reconnaissance implicite

Reconnaissance que le modèle de coopération économique passé n’a pas toujours produit les résultats attendus.
Reconnaissance aussi que certaines pratiques ont fragilisé la confiance, laissant le champ libre à d’autres partenaires internationaux.

🔹 Ensuite, une formule qui interroge

Parler d’« entreprises qui ont faim » peut être compris positivement :
➡️ des acteurs motivés, prêts à s’engager sur le long terme, à créer de la valeur locale, à respecter les réalités du terrain.

Mais cette formule peut aussi être perçue comme ambiguë :
➡️ l’Afrique serait-elle encore vue comme un espace à “conquérir”, plutôt qu’un partenaire à part entière ?

🔹 Une volonté politique… sans garanties concrètes

Du point de vue africain, une question demeure centrale :
👉 Qu’est-ce qui change réellement sur le terrain ?

Quels critères définiront les entreprises « qui se comportent bien » ?
Quelle place pour les entreprises africaines dans ces projets ?
Quels mécanismes de contrôle, de transparence et de retombées locales mesurables ?

Sans réponses claires, le discours risque de rester symbolique.

🔹 Un continent qui n’est plus en attente

L’Afrique d’aujourd’hui n’est plus dans une posture passive.
Les États diversifient leurs partenariats.
Les entrepreneurs locaux innovent.
Les diasporas investissent.

Le message est clair :
➡️ les coopérations futures se feront sur la base de l’équilibre, du respect et de la co-construction.

🔹 Ce que l’Afrique attend réellement

Au-delà des mots, les attentes sont connues :

  • ✔️ création d’emplois locaux durables
  • ✔️ transfert réel de compétences
  • ✔️ partenariats équitables
  • ✔️ respect des cadres institutionnels et culturels
  • ✔️ fin des logiques de rente

📌 En définitive

Cette déclaration peut être vue comme un signal.
Mais sur le continent africain, les actes comptent désormais plus que les intentions.

💬 Et vous, comment percevez-vous cette volonté politique depuis votre réalité, ici ou dans la diaspora ?

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ℹ️ Avis personnel — Les opinions exprimées dans cet article sont personnelles et n'engagent que l'auteur. Elles visent à nourrir la réflexion et le débat constructif sur Madagascar.

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