🇲🇬 𝐅𝐅𝐊𝐌 : 𝐮𝐧𝐞 𝐚𝐮𝐭𝐨𝐫𝐢𝐭é 𝐦𝐨𝐫𝐚𝐥𝐞 𝐟𝐚𝐜𝐞 à 𝐮𝐧 𝐩𝐚𝐲𝐬 𝐞𝐧 𝐪𝐮ê𝐭𝐞 𝐝𝐞 𝐫𝐞𝐩è𝐫𝐞𝐬
Dans un moment où Madagascar cherche une voie de sortie à ses tensions politiques, un acteur ancien mais toujours influent revient au centre du jeu : le FFKM.
Conseil œcuménique rassemblant les principales Églises chrétiennes, il incarne depuis 1980 une voix morale, capable parfois d’apaiser, parfois de diviser, mais toujours d’interpeller.
Aujourd’hui encore, son rôle interroge. La mémoire collective retient ses grands succès — notamment en 1991, lors du rassemblement des Forces vives — mais aussi ses zones d’ombre, lorsque son impartialité a été contestée.
C’est cette histoire, faite d’espoirs, d’attentes et de critiques, qui permet de comprendre pourquoi la nouvelle « concertation nationale » confiée au FFKM suscite autant d’espérances… que de réserves.
👉 𝐃’𝐮𝐧 𝐜ô𝐭é, beaucoup y voient un 𝑡𝑖𝑒𝑟𝑠 𝑑𝑒 𝑐𝑜𝑛𝑓𝑖𝑎𝑛𝑐𝑒 : une institution indépendante des partis, enracinée dans les communautés, et capable de mobiliser la tradition du « fokonolona ».
👉 𝐃𝐞 𝐥’𝐚𝐮𝐭𝐫𝐞, une partie de la population s’interroge : 𝑢𝑛𝑒 𝑎𝑢𝑡𝑜𝑟𝑖𝑡é 𝑚𝑜𝑟𝑎𝑙𝑒 𝑝𝑒𝑢𝑡-𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑣𝑟𝑎𝑖𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑎𝑝𝑝𝑜𝑟𝑡𝑒𝑟 𝑑𝑒𝑠 𝑟é𝑝𝑜𝑛𝑠𝑒𝑠 𝑐𝑜𝑛𝑐𝑟è𝑡𝑒𝑠 𝑎𝑢𝑥 𝑝𝑟𝑜𝑏𝑙è𝑚𝑒𝑠 𝑞𝑢𝑜𝑡𝑖𝑑𝑖𝑒𝑛𝑠 — 𝑝𝑎𝑢𝑣𝑟𝑒𝑡é, 𝑐𝑜𝑟𝑟𝑢𝑝𝑡𝑖𝑜𝑛, 𝑖𝑛𝑠𝑡𝑖𝑡𝑢𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠 𝑓𝑟𝑎𝑔𝑖𝑙𝑒𝑠 ?
Dans cette équation délicate, une certitude demeure :
𝐋𝐚 𝐫𝐞𝐟𝐨𝐧𝐝𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝’𝐮𝐧 𝐩𝐚𝐲𝐬 𝐧𝐞 𝐩𝐞𝐮𝐭 𝐫é𝐮𝐬𝐬𝐢𝐫 𝐪𝐮𝐞 𝐬𝐢 𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐫𝐞𝐩𝐨𝐬𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐜𝐨𝐧𝐟𝐢𝐚𝐧𝐜𝐞, 𝐥𝐚 𝐭𝐫𝐚𝐧𝐬𝐩𝐚𝐫𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐞𝐭 𝐥’é𝐜𝐨𝐮𝐭𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐢𝐭𝐨𝐲𝐞𝐧𝐬.
Le FFKM a su jouer ce rôle dans le passé. Sa capacité à le retrouver aujourd’hui dépendra de sa proximité avec les réalités du peuple, et de sa volonté d’agir au-delà des déclarations de principe.
Madagasikara dia mila lalan-kivoahana mangarahara, miombom-peo ary mifototra amin’ny rariny.
Reste à savoir si le FFKM saura redevenir cet espace de dialogue crédible et inclusif, attendu par tant de Malgaches.
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📊 ✅ 𝐐𝐮’𝐞𝐬𝐭-𝐜𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐞 𝐅𝐅𝐊𝐌
• Le FFKM signifie « Fiombonan'ny Fiangonana Kristiana eto Madagasikara » — en français, le « Conseil œcuménique des Églises chrétiennes de Madagascar ».
• Il regroupe les quatre principales confessions chrétiennes de Madagascar : l’Église catholique romaine, l’FJKM (Église de Jésus-Christ à Madagascar, protestante réformée), l’FLM (Église luthérienne malgache) et l’Église anglicane malgache.
• L’organisation a été fondée en 1980.
📊 🎯 𝐐𝐮𝐞𝐥 𝐫ô𝐥𝐞 𝐣𝐨𝐮𝐞-𝐭-𝐢𝐥
• À l’origine, le FFKM a été créé comme un cadre d’unité œcuménique : favoriser la collaboration et le dialogue entre les différentes Églises chrétiennes à Madagascar.
• Mais au fil du temps, son rôle s’est élargi : le FFKM est devenu une 𝐚𝐮𝐭𝐨𝐫𝐢𝐭é 𝐦𝐨𝐫𝐚𝐥𝐞 reconnue dans la société malgache, souvent sollicitée pour la médiation en période de crise.
• Lors de crises politiques ou sociales — élections contestées, tensions nationales, instabilité — le FFKM a souvent joué le rôle d’intermédiaire ou d’arbitre pour favoriser le dialogue et la paix.
📊 📰 𝐂𝐞 𝐪𝐮’𝐢𝐥 𝐟𝐚𝐢𝐭 𝐚𝐮𝐣𝐨𝐮𝐫𝐝’𝐡𝐮𝐢 (𝐞𝐧 2025)
• En novembre 2025, le FFKM a été officiellement mandaté pour piloter une « concertation nationale » — c’est-à-dire des consultations populaires à la base (au niveau des fokontany) en vue d’une possible refondation politique du pays.
• Son implication dans ce processus s’explique par son image de neutralité et d’autorité morale, perçue comme capable de rassembler « toutes les forces vives » — politiques, traditionnelles, religieuses.
📊 🤔 𝐏𝐨𝐮𝐫𝐪𝐮𝐨𝐢 𝐜’𝐞𝐬𝐭 𝐢𝐦𝐩𝐨𝐫𝐭𝐚𝐧𝐭
• Le FFKM occupe une position particulière : à la fois religieuse (union des Églises chrétiennes) et sociale/politique (milieu de médiation, d’influence morale). Cela en fait un acteur significatif dans la vie nationale malgache.
• Dans un contexte de crise ou de transition politique, beaucoup voient le FFKM comme un « tiers de confiance », capable de favoriser le dialogue quand les institutions politiques sont contestées.
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𝐂𝐇𝐑𝐎𝐍𝐎𝐋𝐎𝐆𝐈𝐄 𝐃𝐄𝐒 𝐌𝐎𝐌𝐄𝐍𝐓𝐒-𝐂𝐋É𝐒 — 𝐉𝐔𝐒𝐐𝐔’𝐄𝐍 2025 —
où FFKM (Conseil œcuménique des Églises chrétiennes de Madagascar) a joué un rôle déterminant dans la vie politique et sociale de Madagascar 👇
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📊 📅 1991 — 𝐌é𝐝𝐢𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐩𝐞𝐧𝐝𝐚𝐧𝐭 𝐥𝐚 𝐜𝐫𝐢𝐬𝐞 𝐩𝐨𝐥𝐢𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞, 𝐭𝐫𝐚𝐧𝐬𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐥𝐚 3ᵉ 𝐑é𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞
• En 1991, Madagascar traverse une grave crise politique et sociale contre le régime en place. Dans ce contexte, le FFKM organise un 𝐫𝐚𝐬𝐬𝐞𝐦𝐛𝐥𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞𝐬 “𝐅𝐨𝐫𝐜𝐞𝐬 𝐯𝐢𝐯𝐞𝐬” (étudiants, fonctionnaires, population civile, etc.) entre 16 et 19 août.
• Le FFKM sert de médiateur entre l’opposition — rassemblée dans un comité des Forces vives — et le régime de l’époque. Cette médiation conduit à l’Accords de Panorama en octobre 1991, actant la transition politique.
• Grâce à cette médiation, un gouvernement de transition est mis en place, menant à l’élection du président Albert Zafy et à la rédaction d’une nouvelle constitution, donnant naissance à la 3ᵉ République malgache.
• Ce moment marque fortement l’émergence du FFKM comme 𝐚𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐩𝐨𝐥𝐢𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐜𝐞𝐧𝐭𝐫𝐚𝐥 𝐞𝐭 𝐚𝐫𝐛𝐢𝐭𝐫𝐞 𝐦𝐨𝐫𝐚𝐥.
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📊 📌 𝐀𝐧𝐧é𝐞𝐬 1990 — 2000 : 𝐩é𝐫𝐢𝐨𝐝𝐞 𝐝’𝐢𝐧𝐟𝐥𝐮𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐞𝐭 𝐚𝐫𝐛𝐢𝐭𝐫𝐚𝐠𝐞
• Tout au long des années 1990, le FFKM continue d’appeler à la démocratie, à la transparence, à la justice sociale et à un dialogue entre les forces politiques.
• Son rôle d’arbitre moral reste reconnu, même si des critiques émergent — certains reprochent une « politisation » de l’institution, notamment lorsque des dirigeants ecclésiastiques s’impliquent de façon plus personnelle dans la politique.
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📊 📉 2002 — 𝐂𝐫𝐢𝐬𝐞 𝐩𝐨𝐬𝐭-é𝐥𝐞𝐜𝐭𝐨𝐫𝐚𝐥𝐞 : 𝐮𝐧 𝐫ô𝐥𝐞 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐨𝐯𝐞𝐫𝐬é
• Lors de la crise post-électorale de 2002 opposant l’ancien président Didier Ratsiraka et Marc Ravalomanana, le FFKM tente d’arbitrer. Mais son influence est plus limitée qu’en 1991.
• Certains estiment que le FFKM — ou du moins des Églises membres — a pris parti, notamment en faveur de Ravalomanana. Cette perception affaiblit temporairement l’image d’impartialité de l’organisation.
• Néanmoins, le FFKM demeure un espace de dialogue et de médiation, même si les fractures politiques et religieuses compliquent son action.
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📊 🔄 2009–2013 : 𝐜𝐫𝐢𝐬𝐞 𝐢𝐧𝐬𝐭𝐢𝐭𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞𝐥𝐥𝐞, 𝐭𝐞𝐧𝐭𝐚𝐭𝐢𝐯𝐞 𝐝𝐞 𝐫é𝐜𝐨𝐧𝐜𝐢𝐥𝐢𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧
• En 2009 débute une nouvelle période de troubles politiques à Madagascar. Le FFKM est sollicité pour mener une médiation, mais celle-ci échoue et le pays bascule dans l’instabilité.
• En avril 2013, le FFKM relance un 𝐝𝐢𝐚𝐥𝐨𝐠𝐮𝐞 𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥 𝐝𝐞 𝐫é𝐜𝐨𝐧𝐜𝐢𝐥𝐢𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧, réunissant anciens présidents, acteurs politiques et société civile, pour préparer les élections présidentielles. • Ce dialogue visait à restaurer un climat de confiance et à éviter un nouvel épisode de crise, mais les résultats restent mitigés.
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📊 🕊️ 2014–2023 : 𝐩𝐨𝐬𝐭𝐮𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐦é𝐝𝐢𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐞𝐭 𝐚𝐩𝐩𝐞𝐥𝐬 à 𝐥𝐚 𝐩𝐚𝐢𝐱
• En octobre 2014, le FFKM décide de “reprendre du service” en matière de réconciliation nationale, après les blocages précédents.
• À la fin des années 2010 et au début des années 2020, face aux tensions politiques, le FFKM maintient son rôle de médiateur et d’acteur social, appelant à la paix, à la tolérance et au dialogue entre Malgaches.
• En 2023, alors que le pays traverse des moments difficiles politiquement, le FFKM appelle publiquement au dialogue, à la paix sociale et à la responsabilité civique.
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📊 🔄 2025 — 𝐍𝐨𝐮𝐯𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐭𝐞𝐧𝐭𝐚𝐭𝐢𝐯𝐞 𝐝𝐞 𝐫𝐞𝐟𝐨𝐧𝐝𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐯𝐢𝐚 𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐮𝐥𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐩𝐨𝐩𝐮𝐥𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬
• En octobre 2025, face à une crise politique majeure et des revendications populaires, le président Andry Rajoelina annonce une “concertation nationale” placée sous l’égide du FFKM.
• Le FFKM affirme être prêt à jouer le rôle de “Raiamandreny” — « aîné moral » — pour mener la médiation.
• Fin novembre 2025, le FFKM planifie de lancer des 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐮𝐥𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐩𝐨𝐩𝐮𝐥𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬 à 𝐥𝐚 𝐛𝐚𝐬𝐞, au niveau des “fokontany” (unités administratives locales), dans une démarche inspirée de la tradition du “fokonolona” malgache. L’objectif déclaré : participer activement à la refondation de la République.
• Cette initiative marque un tournant important : le FFKM cherche non seulement à intervenir comme médiateur ponctuel, mais à conduire une 𝐝é𝐦𝐚𝐫𝐜𝐡𝐞 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐢𝐜𝐢𝐩𝐚𝐭𝐢𝐯𝐞 𝐞𝐭 𝐬𝐭𝐫𝐮𝐜𝐭𝐮𝐫𝐞𝐥𝐥𝐞 de refondation politique.
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📊 💡 𝐏𝐨𝐮𝐫𝐪𝐮𝐨𝐢 𝐜𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐜𝐡𝐫𝐨𝐧𝐨𝐥𝐨𝐠𝐢𝐞 𝐢𝐦𝐩𝐨𝐫𝐭𝐞 — 𝐞𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐭𝐞𝐧𝐬𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐚𝐬𝐬𝐨𝐜𝐢é𝐞𝐬
• Le FFKM apparaît comme un 𝐚𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐜𝐞𝐧𝐭𝐫𝐚𝐥 𝐝𝐞𝐬 𝐠𝐫𝐚𝐧𝐝𝐞𝐬 𝐭𝐫𝐚𝐧𝐬𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 politiques de Madagascar : de la chute du régime en 1991 à la refondation envisagée en 2025.
• Mais son 𝐚𝐮𝐭𝐨𝐫𝐢𝐭é 𝐦𝐨𝐫𝐚𝐥𝐞 𝐞𝐭 𝐬𝐚 𝐜𝐫é𝐝𝐢𝐛𝐢𝐥𝐢𝐭é 𝐟𝐥𝐮𝐜𝐭𝐮𝐞𝐧𝐭 : quand il est perçu comme impartial, sa médiation est largement acceptée ; quand le soupçon de favoritisme apparaît (comme en 2002), cela fragilise son rôle.
• La stratégie actuelle (2025) de mener des consultations populaires marque peut-être une é𝐯𝐨𝐥𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐦𝐚𝐣𝐞𝐮𝐫𝐞 — de la médiation ponctuelle vers un rôle institutionnalisé dans la refondation politique.
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🔥 🇲🇬 1. 𝐏𝐎𝐔𝐑𝐐𝐔𝐎𝐈 𝐋𝐀 𝐋É𝐆𝐈𝐓𝐈𝐌𝐈𝐓É 𝐃𝐔 𝐅𝐅𝐊𝐌 𝐄𝐒𝐓 𝐑𝐄𝐌𝐈𝐒𝐄 𝐄𝐍 𝐂𝐀𝐔𝐒𝐄 ? 🔥
Malgré son histoire et son rôle dans les grandes crises, trois critiques reviennent constamment :
📊 ① 𝐔𝐧𝐞 𝐢𝐧𝐬𝐭𝐢𝐭𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐩𝐞𝐫ç𝐮𝐞 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐭𝐫𝐨𝐩 “𝐦𝐨𝐫𝐚𝐥𝐞” 𝐞𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐚𝐬𝐬𝐞𝐳 “𝐜𝐨𝐧𝐜𝐫è𝐭𝐞”
Les Malgaches demandent aujourd’hui :
• du 𝐭𝐫𝐚𝐯𝐚𝐢𝐥,
• une 𝐫é𝐝𝐮𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐮 𝐜𝐨û𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐯𝐢𝐞,
• une lutte réelle contre la 𝐜𝐨𝐫𝐫𝐮𝐩𝐭𝐢𝐨𝐧,
• des 𝐢𝐧𝐬𝐭𝐢𝐭𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐪𝐮𝐢 𝐟𝐨𝐧𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞𝐧𝐭.
Le FFKM, lui, répond souvent par des messages de paix, de prière, de morale…
➡️ Cela donne l’impression d’un 𝐝é𝐜𝐚𝐥𝐚𝐠𝐞 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐥𝐞𝐭 avec la souffrance quotidienne.
📊 ② 𝐋’𝐚𝐜𝐜𝐮𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝’𝐢𝐦𝐩𝐚𝐫𝐭𝐢𝐚𝐥𝐢𝐭é 𝐝𝐨𝐮𝐭𝐞𝐮𝐬𝐞
Depuis 2002, une partie de la société pense que certaines Églises — ou certains dirigeants du FFKM — se rapprochent trop de certains acteurs politiques.
➡️ Résultat : 𝐥𝐚 𝐧𝐞𝐮𝐭𝐫𝐚𝐥𝐢𝐭é, 𝐟𝐨𝐧𝐝𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐬𝐚 𝐥é𝐠𝐢𝐭𝐢𝐦𝐢𝐭é, 𝐬’𝐞𝐬𝐭 𝐟𝐢𝐬𝐬𝐮𝐫é𝐞.
📊 ③ 𝐔𝐧 𝐦𝐨𝐧𝐝𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐚 𝐜𝐡𝐚𝐧𝐠é
Le poids social des Églises était immense dans les années 1980–1990.
Aujourd’hui :
• les jeunes sont moins influencés par les institutions religieuses,
• l’accès à l’information est massif,
• la société est plus politisée, plus critique.
Le “pouvoir moral” du FFKM n’est plus aussi évident qu’avant.
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🔥 🇲🇬 2. 𝐂𝐄 𝐐𝐔𝐄 𝐕𝐄𝐔𝐋𝐄𝐍𝐓 𝐑É𝐄𝐋𝐋𝐄𝐌𝐄𝐍𝐓 𝐋𝐄𝐒 𝐌𝐀𝐋𝐆𝐀𝐂𝐇𝐄𝐒 𝐀𝐔𝐉𝐎𝐔𝐑𝐃’𝐇𝐔𝐈 🔥
L𝐞𝐬 𝐌𝐚𝐥𝐠𝐚𝐜𝐡𝐞𝐬 𝐧’𝐚𝐭𝐭𝐞𝐧𝐝𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐮𝐧 𝐬𝐞𝐫𝐦𝐨𝐧 𝐦𝐨𝐫𝐚𝐥. 𝐈𝐥𝐬 𝐚𝐭𝐭𝐞𝐧𝐝𝐞𝐧𝐭 𝐮𝐧𝐞 𝐫𝐞𝐟𝐨𝐧𝐝𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐫é𝐞𝐥𝐥𝐞 :
📊 🔹 𝐑𝐞𝐟𝐨𝐧𝐝𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐬𝐨𝐜𝐢𝐚𝐥𝐞
• justice équitable
• fin de la pauvreté extrême • accès au travail, à l’éducation, à la santé 📊 🔹 𝐑𝐞𝐟𝐨𝐧𝐝𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐩𝐨𝐥𝐢𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞 • institutions crédibles • élections transparentes • limitation des abus de pouvoir
• lutte contre la gouvernance mafieuse
📊 🔹 𝐑𝐞𝐟𝐨𝐧𝐝𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 é𝐜𝐨𝐧𝐨𝐦𝐢𝐪𝐮𝐞
• exploitation saine des ressources
• fin des monopoles mafieux
• souveraineté sur les richesses
• infrastructures modernes
Ce que la population veut aujourd’hui, ce n’est pas : ➡️ “𝑏𝑒 𝑚𝑜𝑟𝑎𝑙, 𝑏𝑒 𝑝𝑒𝑎𝑐𝑒𝑓𝑢𝑙” mais : ➡️ “𝐛𝐞 𝐟𝐚𝐢𝐫, 𝐛𝐞 𝐞𝐟𝐟𝐢𝐜𝐢𝐞𝐧𝐭, 𝐛𝐞 𝐚𝐜𝐜𝐨𝐮𝐧𝐭𝐚𝐛𝐥𝐞”
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🔥 🇲🇬 3. 𝐋𝐄 𝐕𝐑𝐀𝐈 𝐏𝐑𝐎𝐁𝐋È𝐌𝐄 𝐀𝐕𝐄𝐂 𝐋𝐄 𝐅𝐅𝐊𝐌 𝐄𝐍 2025
🔥 Le FFKM veut jouer un rôle central dans la “concertation nationale”. Mais deux obstacles majeurs :
💡 ① 𝐈𝐥𝐬 𝐯𝐞𝐮𝐥𝐞𝐧𝐭 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐢𝐧𝐮𝐞𝐫 à 𝐢𝐧𝐜𝐚𝐫𝐧𝐞𝐫 𝐮𝐧 “𝐑𝐚𝐢𝐚𝐦𝐚𝐧𝐝𝐫𝐞𝐧𝐲 𝐦𝐨𝐫𝐚𝐥”
Alors que les Malgaches demandent :
➡️ des 𝐞𝐱𝐩𝐞𝐫𝐭𝐬,
➡️ des 𝐭𝐞𝐜𝐡𝐧𝐢𝐜𝐢𝐞𝐧𝐬,
➡️ des 𝐫é𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐭𝐞𝐮𝐫𝐬,
➡️ des 𝐚𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐬𝐨𝐜𝐢𝐚𝐮𝐱, pas des sermonneurs.
💡 ② 𝐋𝐞𝐮𝐫 𝐥é𝐠𝐢𝐭𝐢𝐦𝐢𝐭é 𝐯𝐢𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐮 𝐩𝐚𝐬𝐬é, 𝐩𝐚𝐬 𝐝𝐮 𝐩𝐫é𝐬𝐞𝐧𝐭 Le prestige de 1991 ne suffit plus.
Le pays a changé. Les attentes aussi.
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🔥 🇲🇬 4. 𝐂𝐄 𝐐𝐔𝐄 𝐋𝐄𝐒 𝐌𝐀𝐋𝐆𝐀𝐂𝐇𝐄𝐒 𝐀𝐓𝐓𝐄𝐍𝐃𝐄𝐍𝐓 𝐄𝐍 𝐑É𝐀𝐋𝐈𝐓É 𝐃’𝐔𝐍𝐄 𝐑𝐄𝐅𝐎𝐍𝐃𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍 🔥
Et c’est là le cœur du sujet 👇
Les Malgaches n’attendent PAS un “pardon national”, ni une “paix dans les cœurs”.
Ils veulent :
• 𝐮𝐧𝐞 𝐫𝐞𝐟𝐨𝐧𝐝𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐢𝐧𝐬𝐭𝐢𝐭𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞𝐥𝐥𝐞 (nouvelle constitution, séparation des pouvoirs réelle)
• 𝐮𝐧𝐞 𝐫𝐞𝐟𝐨𝐧𝐝𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 é𝐜𝐨𝐧𝐨𝐦𝐢𝐪𝐮𝐞 (fin de la prédation mafieuse)
• 𝐮𝐧𝐞 𝐫𝐞𝐟𝐨𝐧𝐝𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐬𝐨𝐜𝐢𝐚𝐥𝐞 (retour de la dignité et de l’égalité) Le FFKM ne possède 𝐧𝐢 𝐥𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐦𝐩é𝐭𝐞𝐧𝐜𝐞𝐬 𝐭𝐞𝐜𝐡𝐧𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬, ni 𝐥𝐚 𝐥é𝐠𝐢𝐭𝐢𝐦𝐢𝐭é 𝐦𝐨𝐝𝐞𝐫𝐧𝐞 pour piloter cela seul.
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🔥 🇲🇬 5. 𝐂𝐎𝐍𝐂𝐋𝐔𝐒𝐈𝐎𝐍 🔥
La question aujourd’hui n’est plus :
“𝐋𝐞 𝐅𝐅𝐊𝐌 𝐞𝐬𝐭-𝐢𝐥 𝐦𝐨𝐫𝐚𝐥 ?”
mais :
“𝐋𝐞 𝐅𝐅𝐊𝐌 𝐞𝐬𝐭-𝐢𝐥 𝐜𝐚𝐩𝐚𝐛𝐥𝐞 𝐝’ê𝐭𝐫𝐞 𝐮𝐧 𝐦𝐨𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐞 𝐫𝐞𝐟𝐨𝐧𝐝𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐜𝐨𝐧𝐜𝐫è𝐭𝐞 ?
” Une grande partie des Malgaches répond désormais : ➡️ 𝐧𝐨𝐧, ou 𝐩𝐚𝐬 𝐬𝐞𝐮𝐥.
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