Affaire Ravatomanga : ce que Maurice pourrait réveiller en France

Ce qui se joue à Maurice n’est pas qu’une affaire locale.

La démission du commissaire de la Financial Crimes Commission (FCC), soupçonné d’avoir été en contact avec des proches de Mamy Ravatomanga, relance une affaire tentaculaire de blanchiment transnational.

💰 À Maurice, plus de Rs 7,3 milliards (≈ 146 millions €) ont été gelés. Mais les enquêteurs évoquent désormais des flux atteignant jusqu’à Rs 455 milliards (≈ 9 milliards €).

Des montants qui, tôt ou tard, obligeront à élargir la coopération internationale.

🇫🇷 En France, le Parquet national financier (PNF) avait déjà ouvert un dossier sur les biens immobiliers de Ravatomanga à Levallois-Perret et Saint-Maur-des-Fossés. Des saisies avaient été levées en 2019 — juste après le retour au pouvoir d’Andry Rajoelina. Mais l’enquête n’a jamais été officiellement classée.

Aujourd’hui, avec les révélations mauriciennes, ce volet français pourrait se réactiver. Et si la FCC transmet ses découvertes à Paris, c’est tout l’équilibre des anciennes protections politiques et économiques qui risque d’être remis en cause.

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🔍 Entre Antananarivo, Port-Louis et Paris, l’affaire Ravatomanga devient un test grandeur nature de la lutte contre la corruption régionale et des nouvelles relations franco-malgaches dans le cadre de la refondation malgache.

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ℹ️ Avis personnel — Les opinions exprimées dans cet article sont personnelles et n'engagent que l'auteur. Elles visent à nourrir la réflexion et le débat constructif sur Madagascar.

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